Vos autres voitures

Démarré par upsa, 19 Oct 2011 à 01:48

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Ar 105.64

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Bon pour ma part et par ancienneté pour l'achat
Citroen ds 23 pallas 1973



Fiat 500 d 1964



Alfa montreal 1973 (immat 1974)



Jensen interceptor 2 1971



Austin fx4d 1976



London taxi international fairway 2.7 bronze 1989

upsa

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Félicitation Alain ,
elle bien belle ta Porsche  je rêve d'en avoir une comme celle-ci

mrq

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J'ai passé une bonne partie du week end dernier à faire une photo de groupe de mes anciennes, et à mettre par écrit mon ressenti à leur volant. Je vous le livre donc bien volontiers dans le cadre de ce post.

Les deux autres anciennes, derrière la Montreal, sont:
BMW Alpina B7 Turbo coupé de 1981
Aston martin V8 Vantage de 1980

En fait les photos furentimprovisées, et prises avec mon smartphone, donc pas d'excellente qualité.





Voici donc mon ressenti, dans l'ordre ou je les ai prises en mains.

La Montreal: une voiture d'homme ! La direction est vraiment très dure. Elle est chaussée de pneus en 205, et je comprends mieux pourquoi la monture d'origine est 195. Par contre l'embrayage est très léger. On est assis très bas. Le V8 Alfa chante à la moindre occasion, c'est une vraie drogue. C'est un moteur de course (il équipait les Tipo 33 des années 60), à carter sec (11 litres d'huile !), et on sent qu'il aime tourner vite. On dépasse 5,000 trs sans s'en rendre compte. Question comportement, c'est très "daté". Le pont arrière est rigide, et la voiture se "tord" parfois en virage, même lent. Heureusement, elle est équipée du "handling kit", sensé la maintenir mieux au sol. Je me demande ce que doit être la version de base...

La visibilité est très mauvaise. L'absence de rétroviseur droit n'aide pas. Dans le trafic actuel, c'est rédhibitoire. Son terrain de jeu favori sont les routes secondaires, où je ne me lasse pas de monter et descendre les vitesses (boite ZF avec 1ere en bas, parfaite) pour faire chanter le moteur, très coupleux, ponctué de pétarades à la décélération. Sur autoroute, à 140 réels le moteur tourne à 4500 trs... envahissant. Pas de vibrations dans le volant, mais les bruits et la sensation de légèreté ne m'incitent pas à dépasser le 150 réel, ce qui est déjà pas mal pour une mamie qui va bientôt fêter ses 40 ans.

La B7: venant de la Montreal... on est assis très haut ! Pourtant auparavant, je trouvais qu'on était bas dans une série 6. Tout est relatif... Quelle place dans l'habitacle, et surtout, quelle visibilité ! Un vrai aquarium ! C'est très agréable dans le trafic. Je retrouve les bienfaits d'une direction assistée, surtout lorsqu'il s'agit de m'extirper du garage. Avant de démarrer, je refais connaissance avec un embrayage dur comme du béton. Il faut vraiment de gros mollets.

Dès les premiers mètres, les différences sont frappantes. Tout d'abord, le velouté du moteur. Il ronronne avec une régularité de moteur électrique, comparé au V8 Alfa, qui fait trembler la voiture à l'arrêt. Ensuite, sur revêtement dégradé, tout tient ensemble, rien ne couine. On sent que les suspensions, silent blocs sont neufs, et que les 4 roues sont indépendantes. La barre anti-rapprochement rigidifie nettement l'avant. Tout comme l'Alfa, le moteur a besoin de temps pour être à température. Je retrouve le temps de réponse du turbo, folklorique, mais à vrai dire, assez désagréable , car la voiture manque de réponse immédiate, et peut même passer pour ne rien avoir dans les tripes sous 3,000 trs, contrairement à l'Alfa. Mais soit, j'attends que l'huile soit à température, confortablement installé dans cette grande GT, et je profite d'un chauffage bien plus efficace que dans l'Alfa, ainsi que de la radio.

Dès l'autoroute, c'est un autre monde. La limite que j'avais atteinte avec la Montreal est dépassée sans que je m'en rende compte. Je règle la pression max du turbo (il faut toujours réajuster un peu le « by-pass » en fonction de la pression atmosphérique) et à nouveau, même après 8 ans, je suis scotché. Sans grand effort apparent, et sans bruit tonitruant, la mise en vitesse est monumentale. Je passe les vitesses vers 5,000 trs (elle monte en régime avec moins d'allégresse que la Montreal), mais peu importe le régime ou le rapport engagé, le couple de buffle (500 nm) la pousse de façon identique, dès que l'admission dans le moteur est forcée, soit 0,8 bar de surpression. Alors que la Montreal doit se ranger pour laisser passer les plus pressés, la B7 joue dans une autre ligue. Rien ne lui fait peur. Une Cayman qui vient manger mon pare-choc ? Un coup de gaz, même pas de rétrogradage, et la B7 part comme une balle, passant de 150 à 200 en une poignée de secondes. Quitte à se ranger pour laisser passer un peu plus loin, mais au moins, elle le fait quand elle veut, pas quand elle peut. Les reprises sont telles qu'elle fait jeu égal avec presque toutes les voitures modernes. Grosse différence avec la Montreal.

Sur les routes secondaires, l'effet « on-off » du turbo rend la conduite moins plaisante. Il faut choisir soit de rouler tranquille sous 3000 trs, soit .. de rouler à tombeau ouvert, car la voiture est projetée en avant vers chaque virage avec un effet retard très handicapant. Il faudrait presque accélérer quand on doit freiner et vice versa, tant le temps de réponse est grand !

La B7 reste une méga-GT faite pour l'autoroute, mais le plaisir de conduite sur routes secondaires revient à la Montreal. C'est comme cela !

L'Aston. Un monument. Une cathédrale. En tout. 1,83 m de large sans les rétros. V8 de 5,4 litres, 375 ch, 520 Nm, 4 carburateurs Weber 48 mm qui réagissent au centième de seconde. Une aspiration d'air telle que les pipes d'admission créent un effet vortex. Voir cette vidéo hallucinante :
  http://www.youtube.com/watch?v=zWrZTFB4_Ns >http://www.youtube.com/watch?v=zWrZTFB4_Ns

La mettre en route est déjà épique. Depuis qu'un voisin s'est plaint car sa femme, alors qu'ils déchargeaient les courses dans un garage adjacent, a cru que les murs s'écroulaient, je suis obligé d'attendre d'être seul pour la mettre en route, et de partir le plus vite possible.

Ensuite, l'odeur. Un parfum. Cuir Connolly, ronce de noyer, laine Wilton, et chromes sont les seuls constituants de l'habitacle. Mariés à l'odeur d'essence et d'huile, cela engendre une fragrance unique et irrésistible. Cela doit jouer au niveau du cerveau et créer une addiction. Seules quelques anglaises d'époque ont ce parfum : Rolls, Bentley, Aston, Jensen. Introuvable dans aucune voiture moderne. C'est tellement fort que ma femme sait toujours quand j'ai roulé avec l'Aston, car mes vêtements en sont imprégnés. Impossible à cacher.

Dès sur la route, c'est le stress total. Cette voiture est devenue tellement chère (les prix dans les annonces ont récemment atteint 300,000 €:  http://achat-occasion.automobile.fr/voiture-annonces/aston-martin-v8-vantage-v8-x-pack-heilbronn/170226724.html?useCase=SearchSession&__lp=1&scopeId=C&sortOption.sortBy=creationTime&sortOption.sortOrder=DESCENDING&makeModelVariant1.makeId=1700&makeModelVariant1.searchInFreetext=false&makeModelVariant2.searchInFreetext=false&makeModelVariant3.searchInFreetext=false&makeModelVariantExclusion1.searchInFreetext=false&minFirstRegistrationDate=1980-01-01&maxFirstRegistrationDate=1990-12-31&siteId=FRANCE&negativeFeatures=EXPORT&lang=fr&pageNumber=1 >Annonce V8 ) que je serre les fesses en la conduisant. Elle est tellement large, que je préfère m'arrêter pour laisser passer tout véhicule en sens inverse. Et si c'est un camion ou un bus... c'est juste l'horreur. Heureusement, la visibilité est bonne (on est assis encore plus haut, dans de véritables fauteuils), la direction est très assistée. Mais c'est une conduite à droite...

Bref, un petit galop d'essai suffira. Direction l'autoroute. Un fois les 15 litres d'huile à température, je titille l'accélérateur. La réponse est instantanée, encore plus que sur la Montreal. Il n'y a pas plus rapide que des carburateurs. Cependant, le moteur Aston montre un peu moins d'enthousiasme à monter dans les tours que la Montreal. La masse (1850 kgs) empêche l'Aston d'être au même niveau que la B7 dans les relances, mais elle n'est pas loin. Ce qui la rend donc également souveraine sur autoroute. Retour par les routes secondaires. Je ne me lasse pas de monter /descendre les vitesses. Malgré la masse, on parvient à un niveau d'allégresse assez surprenant grâce à la réactivité du moteur. Le confort est excellent, et la tenue de route n'est pas ridicule, même si l'on a parfois l'impression de tenir la barre d'un paquebot. Je trouve l'Aston plus unie dans les virages ou dans les revêtements dégradés que la Montreal. Et en tous cas, nettement plus en phase avec les intentions du pilote que la B7, grâce à l'absence de temps de réponse. Il fait 2 degrés dehors, j'ouvre les vitres en grand. Quel bruit...

Il est 16 heures, il commence à faire sombre. Je complète mon alignement, je fais quelques photos, et tout le monde sous la couette !

AJMA11

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salut Christophe,
3 belles voitures et finalement pour toi la Montréal c'est un poids plume ! mais "la Montréal, voiture d'homme" je conteste, mon ex-femme (1m60 et 55 kg) la conduisait régulièrement sans difficulté, le BJ aussi d'ailleurs mais (sans direction assistée) elle avait un peu de mal pour les créneaux

Fernando,
je t'ai bien dit qu'on avait des affinités, promis, si je la vend (j'y pense) je t'informe en premier, pour la mécanique je vais lui faire faire une bonne révision chez Porsche (mais il faut que je l'amène jusqu'à Toulouse, un peu galère) sinon elle tourne comme une horloge même après 5 ans sans tourner , elle aurait besoin d'une petite reprise de tôlerie et d'un voile de peinture (quelques défauts à corriger) mais ça c'est ton domaine , ceci dit tu ne nous a pas encore montré toutes tes belles

François...
enfin, on les voit, depuis le temps que tu nous aguiches avec ta liste vraiment une collection éclectique , mais pourquoi 2 London taxis tu es du métier ? , la Jensen Interceptor m'a longtemps fasciné mais un peu lourde pour mon goût, la 500 a été ma toute première voiture, un vrai tas de rouille mais très amusante, excellent souvenir jusqu'au jour où le siège est passé à travers le plancher (dans le garage heureusement)

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HEV13

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Alain, je suis étonné que ta 911 2,4E de 1972 ait encore les bananes sur le pare-choc avant, c'est d'origine?
   >

AJMA11

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je l'ai achetée comme ça, pour les pare chocs je pense que c'est une option d'origine (à l'arrière il y a 2 butoirs chromés avec insert caoutchouc et deux barres transversales en inox entre les butoirs)
c'est une véritable 1972 avec la trappe à huile extérieure, totalement d'origine à priori, juste la teinte (elle était blanc-ivoire-rouille mais je la préfère en jaune ) et les pneus qui n'ont pas les dimensions d'origine mais je n'ai pas réussi à les user depuis que je l'ai achetée (1992) , pourtant pendant 3 ans c'était ma voiture quotidienne et elle a roulé 10 fois plus que la Montréal achetée presqu'en même temps
de plus c'est une vraie E (165 ch pour son poids, c'est bien assez pour se faire peur et affoler les radars, piégé une fois à 145 du côté de Pau ) et non une S ou une E déguisée en S (avec spoiler avant sans butoirs)
la seule chose que j'ai ajouté ce sont les 2 anti-brouillards (surtout parce qu'il manquait les 2 caches d'origine mais aussi parce qu'au début je roulais beaucoup entre Paris et Bergerac et souvent la nuit, ), je n'ai pas trouvé les petits chromés rectangulaires comme ceux montés sur les dernières 356

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HEV13

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Entre ta Monty marron et ta 911 jaune, à quelques détails près, tu peux nous faire un remake du "Contrat Marseillais":

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AJMA11

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tout à fait Serge, la similitude m'avait déjà frappé, les petites routes de l'Aude ressemblent à s'y méprendre à celles du film
   >

pour les petits détails :
je ne l'ai pas fait exprès, je ne connaissais pas le film avant d'avoir vu la séquence sur le forum
je crois (j'espère) que je ne conduis pas aussi mal
la 911 est une S targa, la mienne une modeste E coupé
je ne sais pas (encore) me dédoubler

j'essaierai un jour peut-être de vous faire un "remake" (statique)

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HEV13

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Cette séquence a été tourné non loin de chez moi, sur la route des crêtes entre Cassis et La Ciotat, pas très loin du Castellet.
La vue en est magnifique:

   >

Un film plus célèbre y avait été tourné en 71 avec Louis De Funès et Géraldine Chaplin: "Sur un arbre perché".
La grosse américaine sortait de la route pour se retrouver accrochée à la falaise sur un pin.

   >

AJMA11

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de ce côté on n'a pas les calanques mais des "étangs",
à "l'intérieur" les paysages (méditerranéens) préservés (moins bétonnés par ici je crois) se ressemblent comme des frères...

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agusti

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Je regrette de vous decevoir, parce que moi, je n'ai que des..... Alfa:


-2 Montréal, une roulante complètement et parfaitement restaurée il y a quelques années et l'autre qui sera finie en debut d'année.
-Giulia Sprint (coupé Bertone) de 1.966.
-Spider veloce 2.000 de 1.972.
-Giulia 1.600 S (berline) qui attend son tour pour la restauration (roulante malgré tout).
-75 V6 3.0
-156 GTA
-GT 3200

AJMA11

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le thème c'est les autres voitures, alors ça inclut les Alfa, si tu n'as que ça on veut les voir quand même,
moi, tes 3 plus anciennes j'aimerais bien les avoir aussi dans mon garage même si je ne suis pas spécialement alfiste
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agusti

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Dans les prochains jours je vais poster dans le forum les photos des voitures. Promis!!

AJMA11

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on les attend avec impatience
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agusti

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Voilà la Giulia GT (coupé Bertone)